+ Cette chanson dresse un portrait vivant, presque ethnographique, des jeunes paludières au travail dans les salines, à travers la figure de Christine (et Jeanneton/Christinette).
Elle s’ouvre sur l’arrivée du printemps : les outils sont prêts, les salines nettoyées, et l’on attend le « sel blanc ». Christine est décrite avec précision : coiffe, béguine, tablier, jupons, corset… une tenue simple mais soignée, loin de toute mondanité.
Le texte suit ensuite leur quotidien : lever à l’aube, chant matinal, départ pour la saline, travail joyeux malgré la fatigue. On les voit porter leur jède en bois, marcher pieds nus sur les ponts sans lumière, traverser les étiers comme des « poissons », grimper avec agilité. Leur vie est rude mais acceptée avec bonne humeur.
Après la besogne, elles rentrent préparer le repas et tenir la maison. L’après midi, Christinette repart avec son panier pour la cueillette du sel ; même lorsqu’un garçon tente de lui conter fleurette, elle reste concentrée sur son travail.