+ Auguste Rivière, né en 1870 à Vitré, est confié à une nourrice qui l’élève pendant huit ans sans recevoir d’argent des parents. Ne pouvant plus le garder, elle exige qu’on vienne le reprendre. Trois membres de la famille Rivière, de Bois Joli, viennent chercher l’enfant. Ils l’enferment dans un coffre percé de trous et, une fois hors de vue de la nourrice, l’y maintiennent jusqu’à leur ferme.
Arrivés chez eux, ils cachent d’abord l’enfant dans le four, puis, craignant qu’on ne l’entende, l’enferment dans une cachette construite sous les marches de l’escalier, dans le cellier. Là, Auguste vit plus de trente mois, dans l’obscurité totale, recroquevillé dans un petit berceau, sans pouvoir s’allonger. Il souffre du froid, de la faim, de la saleté, et n’est nourri que de pommes de terre, d’eau et de vinaigre. On le menace de mort s’il pleure ou tousse. Pour survivre, il parvient parfois à voler du blé la nuit.
Un jour, deux voisines venues veiller un défunt de la famille Rivière entendent une toux d’enfant. Elles préviennent leur père, puis le maire. Les gendarmes arrivent et découvrent Auguste dans un état squelettique. La mère Comboué recueille l’enfant, le soigne et le protège. L’affaire émeut toute la région : on vient de partout pour le voir, l’aider et lui offrir de quoi vivre. L’enfant finit par se rétablir et fait sa première communion à Saint M’Hervé.
Pendant ce temps, les Rivière sont arrêtés et attendent leur jugement. Les coupables seront punis, et en exhortant les parents à bien traiter leurs enfants.
Theme:Other crimes ; Literary songs without a known author
Coirault:
Unlisted
Laforte:
Unlisted
Version list
(1 version,
1 occurrence
)
Collect date: Before 1995 Location of collect:Bretagne
Version 1:
Complainte du petit martyr de Saint-M’Hervé